Naples, 2 avril (LaPresse) – À Turin, la police d'État, dans le cadre d'une enquête coordonnée par le parquet de Turin, exécute 8 mesures de précaution, dont des peines de résidence surveillée et l'obligation de se présenter quotidiennement à la police judiciaire, émises par le juge d'instruction contre huit individus accusés de résistance aggravée à agent public.
Il s'agit d'activistes du centre social Askatasuna, et l'enquête menée par la Digos (Division des investigations spéciales) de la préfecture de Turin concerne les événements survenus le 9 janvier, lorsque près de 500 manifestants, après s'être rassemblés à la Piazza della Repubblica, ont organisé un défilé en solidarité avec la mort de Ramy Elgani. Les manifestants ont ensuite atteint le commissariat de Dora Vanchiglia, en endommageant les murs et en brisant les fenêtres, causant des dégâts d'environ 12 500 euros.
Lors de cet incident, un jet dense d'objets, de pétards, de bouteilles en verre et de pierres a été lancé en direction des forces de l'ordre, occasionnant des dommages aux véhicules de service pour un montant total d'environ 18 000 euros. Des poteaux de signalisation et des barrières métalliques ont été utilisés, et la porte d'un véhicule blindé, dans lequel se trouvait un soldat, a été ouverte. Les manifestants ont ensuite poursuivi leur défilé dans le centre-ville, atteignant la Piazza Carlina, où se trouve le commandement de la légion des carabiniers du Piémont et de la Vallée d'Aoste, lançant à nouveau pierres, bouteilles, pétards et autres objets contre les forces de l'ordre.
Pendant ces épisodes de violence, 4 policiers du département mobile de Turin et un soldat des Carabiniers ont été blessés.
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