Milan, 14 janvier (LaPresse) – « Il existe des raisons évidentes d'instrumentalisation politique » derrière le refus de regrouper les écoles en Émilie-Romagne, en Toscane, en Sardaigne et en Ombrie, comme l'avait demandé le gouvernement, et pour lequel les quatre régions ont été mises sous tutelle. C'est ce qu'affirme le ministre de l'Éducation Giuseppe Valditara dans une interview accordée au quotidien Il Corriere della Sera. Les quatre régions « étaient les seules à ne pas avoir procédé aux regroupements scolaires prévus par le Pnrr, bien que nous leur ayons accordé deux dérogations au cours des deux dernières années, qui nous ont coûté 16 millions d'euros », a expliqué M. Valditara. « Je lis de la part de représentants de l'opposition et de la Cgil certaines déclarations alarmistes totalement fausses : c'est se moquer des citoyens ». « La Cour constitutionnelle avait invité les régions à une collaboration loyale », a ajouté le ministre, « c'est ce qu'a fait la nouvelle junte de Campanie, qui a promis de présenter le plan avant la fin du mois de janvier. La Toscane a correctement préparé le plan, puis l'a suspendu. Il n'y a plus de temps à perdre, d'autant plus que nous devons procéder aux inscriptions des élèves et organiser la nouvelle année scolaire avant la fin du mois de janvier. Je ne vois pas pourquoi eux seuls ne devraient pas coopérer ».