Rome, 25 janv. (LaPresse) – « Cette affaire démontre plus que jamais que même les proches de quelqu’un qui commet un crime aussi grave sont des victimes — victimes d’un crime dont les conséquences s’étendent douloureusement à ceux qui n’en ont aucune responsabilité, une catabasis, une descente aux enfers que la famille Carlomagno n’a malheureusement pas pu supporter. Les raisons de ce geste terrible ont été expliquées dans une lettre adressée à leur autre fils, Davide, qui doit être respectée dans son intimité. Malheureusement, encore hier, on pouvait lire sur les réseaux sociaux des messages tels que ‘cette femme a bien fait de se tuer après avoir mis au monde un monstre’. Lire cela et savoir à quel point la pression médiatique peut troubler la conscience de ceux qui vivent ces situations terribles, nous amène peut-être tous à exercer une pédagogie collective afin que de tels événements ne débordent pas des limites strictement juridiques. »
C’est ce qu’indique une note de l’avocat Andrea Miroli, défenseur de Claudio Carlomagno, l’homme accusé du féminicide de Federica Torzullo, suite au suicide des parents de son client, retrouvés pendus à leur domicile hier. Claudio Carlomagno a été informé de la mort de ses parents, a ajouté l’avocat. « Mes pensées vont maintenant non seulement à mon client (qui en a été informé et est sous surveillance) et à la manière dont il affrontera cette terrible nouvelle, mais aussi à son fils, qui en quelques jours a perdu sa mère, ses grands-parents et, pour longtemps, son père », indique la note.
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