Rome, 4 février (LaPresse) – Une pluie de pierres soudaine et violente s'est abattue sur les forces de l'ordre. En quelques minutes, des pierres, des bouteilles, des plaques d'égout et des feux d'artifice ont été lancés contre les agents lors de la manifestation du 31 janvier à Turin. Alessandro Calista, un policier pris pour cible par le groupe le plus agressif, a été pris dans cette pagaille. Dans la plainte déposée au commissariat et rapportée dans l'ordonnance de détention provisoire émise par le juge d'instruction du tribunal de Turin, qui a validé l'arrestation des trois personnes interpellées après les affrontements lors de la manifestation pro-Askatasuna, il raconte avoir été « saisi par les bras, frappé à plusieurs reprises dans le dos à coups de pied et traîné sur plusieurs mètres au-delà de la ligne de déploiement du contingent alors qu'il revenait pour rejoindre le reste de l'équipe ». « Autour de moi, poursuit l'agent en service dans la brigade mobile de Padoue, mes collègues continuaient d'être pris pour cible par des objets lancés par les manifestants. J'aurais pu me défendre contre deux ou trois personnes, mais contre tout le monde, c'était impossible ». C'est l'intervention d'un collègue qui a réussi à le soustraire à l'agression qui a permis d'éviter des conséquences plus graves, souligne-t-il.
© Copyright LaPresse

