Rome, 18 février (LaPresse) – L'état de santé de l'enfant de deux ans hospitalisé à l'hôpital Monaldi de Naples « était très grave. Malheureusement, nous avons dû en prendre acte. Nous ne pouvions pas faire autrement ». C'est ce qu'a déclaré à LaSalute de LaPresse Carlo Pace Napoleone, directeur de l'École de chirurgie cardiaque pédiatrique et de cardiopathies congénitales de l'hôpital pédiatrique Regina Margherita de Turin, membre de l'équipe cardiaque qui a exclu aujourd'hui à Naples la possibilité d'une deuxième transplantation cardiaque pour l'enfant hospitalisé en réanimation, qui avait été opéré une première fois le 23 décembre. Pace a déjà réalisé une centaine de transplantations cardiaques pédiatriques. « Nous avons évité d'aller plus loin, concluant qu'il n'y avait rien d'autre à faire. C'est dommage ». Pour le spécialiste, il n'est pas possible d'estimer avec précision les chances de succès d'une éventuelle deuxième intervention, mais « nous parlons d'une fourchette très réduite. Notre rencontre avec nos collègues a été honnête : rien n'a été caché. Nos collègues ont présenté le tableau clinique, les derniers examens effectués, et il est apparu qu'il y avait eu une hémorragie cérébrale massive, qui s'était aggravée. Cela met le cerveau en danger en cas de nouvelle intervention ». « La circulation extracorporelle nécessaire à une transplantation cardiaque, précise Pace, nécessite une anticoagulation complète, ce qui aurait aggravé la situation cérébrale, avec le risque d'une nouvelle hémorragie massive ». Un problème fatal. L'organe qui, ces dernières heures, avait nourri l'espoir, ira donc « à l'un des deux autres enfants compatibles figurant sur la liste et en situation d'urgence. Des enfants qui ne sont pas des patients de mon hôpital », a précisé Pace. Le chirurgien cardiaque avoue être très éprouvé. « Heureusement, de telles situations sont rares. Le fait de partager ce choix avec mes collègues m'aide, mais j'ai lu le désespoir dans leurs yeux, la conscience d'avoir tout fait pour sauver une petite vie sans y parvenir », raconte-t-il alors qu'il rentre à Turin. Une issue très triste pour une affaire qui devra être clarifiée par l'enquête en cours.
© Copyright LaPresse

