Naples, 22 fév. (LaPresse) – Patrizia Mercolino, mère de Domenico, l’enfant de deux ans décédé à l’hôpital Monaldi après une transplantation cardiaque qui s’est ensuite révélée endommagée, réclame vérité et justice. Dans une interview au Corriere della Sera, elle retrace le calvaire de son fils : l’appel le soir du 22 décembre pour annoncer la disponibilité d’un cœur, le transfert immédiat à l’hôpital et l’opération le lendemain. Lorsque l’organe n’a pas fonctionné correctement, on lui a dit que l’enfant était connecté à l’ECMO et qu’il fallait attendre, mais Patrizia soupçonne qu’à ce moment-là, tout le monde savait déjà l’erreur, gardée secrète par peur.

Elle dénonce s’être sentie trahie par les médecins, à qui elle avait confié la vie de son fils, et avoir reçu de fausses assurances quotidiennes : « Ils me regardaient dans les yeux et me racontaient des mensonges », raconte-t-elle, parlant d’espoirs qui n’existaient pas. Patrizia est certaine que quelqu’un, ou plusieurs personnes, doit assumer la responsabilité : « Personne ne peut me rendre mon fils, mais au moins sa mort doit servir à changer ce système. »

Tout en reconnaissant la valeur globale de l’hôpital, la mère souligne la nécessité de transparence et que les responsables soient tenus pour compte, non pas par vengeance, mais pour éviter que de telles tragédies ne se reproduisent. Elle ne pointe pas du doigt des médecins individuels, mais attend que les enquêtes établissent les responsabilités : « Quand la vérité sortira, on saura qui a fauté. » Domenico, dit Patrizia, était un enfant plein de vie, et sa perte, due à une erreur évitable, a laissé un vide irréparable, transformant la confiance d’une mère en douleur et colère, et renforçant la demande de justice pour tous les enfants qui pourraient un jour se retrouver dans la même situation.

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