Rome, 24 février (LaPresse) – Le verdict concernant les quatre agents égyptiens accusés de l'enlèvement et du meurtre de Giulio Regeni, le chercheur frioulan retrouvé mort au Caire en Égypte le 3 février 2016, est attendu entre juin et juillet. Le procès, suspendu depuis octobre, a repris aujourd'hui après la décision de la Cour constitutionnelle. La Cour d'assises de Rome a nommé un nouveau consultant technique pour la défense des accusés. La confrontation entre les parties est attendue pour le 8 juin. Les 23 et 24 juin, dans la salle d'audience bunker de Rebibbia, le procureur adjoint Sergio Colaiocco prononcera son réquisitoire. « Je ne pense pas qu'il soit souvent arrivé qu'un expert nommé par le tribunal doive rester derrière un paravent sans même pouvoir décliner son identité ou montrer son visage. Au-delà de ceux qui pensent, en Italie mais aussi en Europe, que l'Égypte est un pays sûr, ce n'est pas le cas, ni pour les témoins, ni pour les experts, ni pour les consultants. Et ce n'était certainement pas le cas pour Giulio Regeni ». C'est ce qu'a déclaré Alessandra Ballerini, avocate de la partie civile pour la famille Regeni, après le report au mois de juin de l'audience du procès pour la mort de Giulio Regeni, en raison de la requête du procureur Sergio Colaiocco et des avocats de la défense.

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