Rome, 27 février (LaPresse) – « J'ai commis quelques imprudences, mais je ne suis pas une voleuse. Nous accordions simplement des remises spéciales aux membres des forces de l'ordre ». Telle a été la déclaration spontanée de la caissière du magasin Coin de la gare Termini de Rome qui, ce matin, avec trois autres employés du magasin, a comparu devant le juge d'instruction du tribunal de Rome, Angelo Giannetti, pour un interrogatoire préliminaire. Le procureur Stefano Opilio avait demandé la détention provisoire pour les quatre personnes, tandis que les 40 autres, dont 21 policiers et carabiniers, ont été dénoncés en liberté pour vol aggravé en bande organisée. Les quatre accusés, bien qu'ayant fait des déclarations spontanées, ont exercé leur droit de ne pas répondre. À l'issue des interrogatoires, le juge d'instruction s'est réservé le droit de prononcer ou non la détention provisoire et rendra sa décision dans les cinq jours. La caissière, qui travaillait chez Coin depuis une vingtaine d'années. Le parquet avait également ordonné plusieurs perquisitions, dont une chez la caissière, qui se sont révélées infructueuses, tout comme les enquêtes patrimoniales. La femme est défendue par l'avocat Carlo Testa Piccolomini. Selon les enquêteurs, l'enquête a été lancée à la suite d'une plainte déposée par le directeur du magasin, qui avait constaté des manquements supérieurs à 100 000 euros dans les recettes. L'enquête s'est concentrée sur une caissière du magasin qui, selon les accusations formulées à la suite d'une enquête interne menée par Coin et par une agence de détectives privés mandatée par l'entreprise, aurait retiré les étiquettes antivol des vêtements et autres articles pour les revendre à prix réduit à certains membres des forces de l'ordre. Pour les militaires de l'Arma et les agents impliqués, l'hypothèse de délit serait celle de complicité de vol aggravé. Chacun d'entre eux est accusé d'un ou deux épisodes.