Milan, 10 mars (LaPresse) – En raison de l'agression contre l'Ukraine et en réponse « à ses conséquences humaines et culturelles dévastatrices, la Fédération de Russie reste soumise à des sanctions européennes et internationales, y compris dans le domaine culturel, imposées pour violation du droit international et de la souveraineté de l'Ukraine. Dans ce contexte, accorder à la Russie une prestigieuse plateforme culturelle internationale envoie un signal profondément inquiétant ». C'est ce que l'on peut lire dans une lettre adressée à la Biennale et signée par les ministres de la Culture de 20 États membres de l'UE, de la Norvège et de l'Ukraine, concernant la décision d'accorder à la Russie un pavillon à la Biennale. « Nous, soussignés, exprimons donc notre profonde préoccupation face au risque important que la Fédération de Russie instrumentalise sa participation à la Biennale de Venise pour projeter une image de légitimité et d'acceptation internationale en contradiction flagrante avec la réalité de la guerre en cours menée par la Russie contre l'Ukraine et la destruction du patrimoine culturel ukrainien, ainsi qu'avec les sanctions européennes et internationales », peut-on encore lire dans la lettre.

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