Fin de vie, Cappato acquitté des accusations d'aide au suicide : « Il s'agissait d'acharnement thérapeutique »

Milan, 11 mars. (LaPresse) – Le tribunal de Milan a classé sans suite les accusations d'aide au suicide à l'encontre de Marco Cappato dans les affaires d'Elena Altamira, une Vénitienne de 69 ans atteinte d'un cancer qui s'est rendue en Suisse le 2 août 2022 pour bénéficier d'une assistance au suicide, et de R. N., 82 ans, qui a fait de même le 25 novembre 2022, tous deux en phase terminale. La juge Sara Cipolla a accepté la demande de classement sans suite du procureur Luca Gaglio et de l'ancienne procureure adjointe Tiziana Siciliano, selon laquelle différencier l'accès au suicide assisté entre les patients qui « ont besoin (également) de traitements de maintien en vie pour rester en vie » et ceux « qui n'ont besoin que de traitements thérapeutiques et pour lesquels les moyens de maintien en vie » ne sont « que proches » dans le temps en raison de « facteurs tout à fait accidentels, qui dépendent du type de pathologie », est « contraire à l'article 3 de la Constitution ». Dans les 16 pages de la décision, on peut lire qu'à la lumière du dernier arrêt de la Cour constitutionnelle (le 66 de 2025) sur la fin de vie, l'accès au suicide assisté pour l'homme et la femme qui ont été accompagnés en Suisse par le trésorier de l'association Luca Coscioni, a été accordé à des « malades » qui sont « maintenus en vie » grâce à un traitement « de maintien en vie » considéré comme déjà « médicalement prévu ». Par exemple, le « nouveau cycle de chimiothérapie » qui avait été « proposé » à Altamira ou la « mise en place d'une sonde PEG » pour R.N., tous deux « refusés » parce que « inutiles », auraient constitué un « acharnement thérapeutique » selon la « science médicale ». Insister aurait été « indigne » de la « sensibilité et de la perception » des deux patients.