Rome, 12 mars (LaPresse) – « La décision du juge d’instruction de Milan crée un précédent fondamental qui doit désormais être pris en compte par le Parlement italien. » C’est ce qu’ont déclaré Filomena Gallo et Marco Cappato, Secrétaire nationale et Trésorier de l’Association Luca Coscioni. Si la loi présentée par le Gouvernement et actuellement en discussion au Sénat était adoptée, elle annulerait le droit à l’aide au suicide volontaire, droit qui a permis l’archivage d’hier. La loi du Gouvernement, en effet, limiterait le champ de l’« aide au suicide » en Italie uniquement aux personnes « maintenues en vie par des traitements de substitution des fonctions vitales », donc en pratique seulement celles attachées à une machine. Cela exclurait de nombreux patients cancéreux en phase terminale et de nombreuses personnes atteintes de maladies neurodégénératives, qui dépendent malgré tout de traitements de substitution des fonctions vitales, même si elles ne sont pas attachées à une machine. Elle exclurait donc précisément les personnes dans les conditions d’Elena et de Romano, qui n’étaient pas « maintenues en vie par des traitements de substitution des fonctions vitales », les obligeant à subir des souffrances insupportables comme elles l’ont fait ou à mourir en Suisse. La juge Sara Cipolla a précisé que la jurisprudence constitutionnelle reconnaît également aux personnes dans leurs conditions le droit de ne pas être contraintes à subir des souffrances insupportables, puisqu’elles avaient déjà refusé légalement les traitements de soutien vital, comme prévu également par la loi sur le consentement éclairé et le refus des soins. Pour demander au Gouvernement de retirer la loi et au Parlement de ne pas supprimer ces droits, l’Association Luca Coscioni organisera, du 6 au 19 avril, une mobilisation dans les places de toute l’Italie pour demander au Gouvernement de retirer la loi, qui : exclurait le Service national de santé (et donc les Régions elles-mêmes) de ces procédures ; limiterait le droit à l’aide au suicide volontaire uniquement aux patients attachés à une machine (excluant ainsi de nombreux patients cancéreux en phase terminale ou atteints de maladies neurodégénératives) ; supprimerait le rôle des Comités d’éthique locaux, remplacés par un Comité national nommé par le gouvernement ; et annulerait la valeur des Dispositions anticipées de traitement (testament biologique) pour ceux qui demandent l’aide au suicide volontaire.
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