Santé : explosion des cas de parodontite en Italie, la pollution atmosphérique et la chaleur parmi les facteurs de risque

Rome, 20 mars (LaPresse) – Selon le rapport Global Burden of Disease 2023, qui a analysé les données de 204 pays depuis 1990, les cas de parodontite grave dans le monde ont doublé en trois décennies, passant de 559 millions à 1,1 milliard, soit 14 % de la population mondiale. En Italie, le nombre de personnes touchées par la forme la plus grave de la maladie gingivale est passé de plus de 6 millions il y a 30 ans à environ 9 millions aujourd’hui, soit 15,7 % de la population adulte, contre 4 % en Espagne, 8,5 % en Grande-Bretagne, 11 % en France et 24 % en Allemagne, qui enregistre l’un des taux les plus élevés d’Europe. « Ces données alarmantes démontrent que la parodontite sévère continue de représenter un fardeau croissant pour la santé publique. Un fardeau en expansion récemment reconnu par l’Assemblée générale des Nations Unies qui, dans un document sur les maladies non transmissibles, a pour la première fois inscrit la santé bucco-dentaire parmi les priorités mondiales en matière de santé générale, aux côtés des cancers infantiles, des maladies mentales, hépatiques et rénales, soulignant la nécessité d’une approche équitable et durable pour faire face aux taux excessivement élevés de pathologies bucco-dentaires », rapporte Leonardo Trombelli, président de la SIdP et professeur titulaire de parodontologie à l’Université de Ferrare. En réponse à ce défi lié également à la croissance démographique et au vieillissement de la population, avec une projection alarmante de plus de 1,5 milliard de cas de parodontite grave d’ici 2040, les experts de la SIdP proposent un modèle clinique plus essentiel, placé sous le signe du « faire plus avec moins », qui privilégie des traitements moins invasifs, si possible avec un impact réduit sur l’environnement.