Rome, les anarchistes : « Ardizzone et Mercogliano sont morts au combat »

Milan, 21 mars (LaPresse) – « Nous avons l'habitude de ne pas croire un mot de ce que débite la machine de propagande, mais s'il y avait une lueur de vérité dans ces informations « divulguées », nous ne pouvons manquer de nous attarder sur ce fait fondamental : Sara et Sandro sont morts au combat, ils sont morts en combattant. La guerre sociale n’est pas une mise en scène, un mode de vie ou une sous-culture. C’est avant tout une guerre. Sara et Sandro sont un exemple éclatant de l’union indissociable entre la pensée et l’action qui inspire l’anarchisme, des révolutionnaires jusqu’au dernier instant de leur vie, et dans la mort. Sara et Sandro sont et resteront à jamais une partie de notre cœur, un cœur qui ne peut que refuser de rédiger une nécrologie ». C’est ce que l’on peut lire dans un long message signé par plusieurs cercles anarchistes italiens au sujet de la mort de Sara Ardizzone et Alessandro Mercogliano, décédés dans l’explosion provoquée par la bombe qu’ils étaient en train de fabriquer. « Nous le disons sans aucune complaisance rhétorique : les deux anarchistes retrouvés morts après l’effondrement d’une maison de campagne à Rome, Sara Ardizzone et Alessandro Mercogliano, sont nos compagnons fraternels, que nous sommes fiers d’avoir pour compagnons – peut-on lire dans le texte – Les plumitifs à la solde, dont le papier mâché nous a appris les faits, écrivent à plusieurs reprises de l’explosion d’un engin. Les prises de distance inquiètes, toujours destinées à garantir une sécurité honteuse, ne nous appartiennent pas. »