Rome, le 26 mars (LaPresse) – « J'en suis venu à la conclusion que je ne peux plus vivre ainsi. Une vie pleine d'injustices, de manque de respect et de banalités, j'en ai assez, j'ai donc décidé que la solution idéale était de prendre les choses en main. Je vais tuer ma professeure de français. Ce choix n’est pas fortuit, il est ciblé : elle aime me prendre pour cible, m’humilier devant tout le monde, faire des remarques méchantes, des blagues qui ne font pas rire et justifier la violence à mon égard même lorsque j’étais clairement la victime ». C’est ce que l’on peut lire dans le manifeste du jeune de 13 ans qui a poignardé hier sa professeure de français à Trescore Balneario, dans la province de Bergame, et que LaPresse a pu consulter. « Quand j’ai été frappé par un petit garçon maigrichon, je n’ai pas réagi, les professeurs ne s’en sont même pas aperçus, et ils étaient deux, j’ai dû aller les voir et leur raconter ce qui s’était passé, ce qui montre à quel point l’école est en train d’échouer. Quand ma professeure de français a eu l’audace de dire que je l’avais mérité, le directeur n’a rien fait, elle est restée impunie pour un acte aussi grave », écrivait-il la veille de l’agression.
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