Milan, 26 mars (LaPresse) – « Les épisodes de violence comme celui de Bergame subissent l’influence négative des réseaux sociaux, comme le démontrent plusieurs études internationales. Il s’agit en effet d’un phénomène qui ne concerne pas uniquement l’Italie. Mais un changement culturel s’impose également. Nous avons été les premiers à agir en mettant en place une éducation au respect et en introduisant un soutien psychologique gratuit pour les élèves en difficulté. Mais l'école ne peut pas tout faire ». C'est ainsi que, interviewé par le « Corriere della Sera », le ministre de l'Éducation et du Mérite, Giuseppe Valditara, a commenté les événements survenus hier à l'établissement scolaire de la via Damiano Chiesa à Trescore Balneario, dans la province de Bergame, où un élève de 13 ans a poignardé une enseignante. « Les réseaux sociaux font partie des facteurs déclencheurs. J'en parlais aussi avec Paolo Crepet : leur influence peut être dévastatrice en raison de la violence qu'ils contiennent et qu'ils propagent auprès d'adolescents qui n'ont pas encore la maturité nécessaire pour gérer les pièges de ces médias », ajoute M. Valditara, pour qui « la garantie de l'anonymat, la spirale de haine, les défis extrêmes, le dark web peuvent les submerger. Il y a une propagation de la violence en ligne sans précédent ».
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