Naples, 14 avril (LaPresse) – « En tant que pasteur, je ne peux pas me taire. Depuis que je suis à Naples, il y a eu trop de funérailles de jeunes, d’adolescents, de frères tués par des balles meurtrières, par des armes qui n’auraient pas dû tirer, qui évoquent des scènes de guerre auxquelles on ne s’attend pas dans une région aussi belle, dans une ville comme la nôtre ». C'est ce qu'a déclaré le cardinal Don Mimmo Battaglia, archevêque de Naples, dans son homélie lors des funérailles de Fabio Ascione, le jeune homme de 20 ans tué à l'aube du mardi 7 avril par un coup de feu tiré par erreur dans le quartier de Ponticelli. La lecture de l’homélie a été ponctuée de moments d’émotion de la part de l’archevêque, qui a évoqué les « trop nombreux yeux fermés à jamais », les « trop nombreuses vies brisées ». À chaque fois, une histoire interrompue, à chaque fois, un rêve brisé, à chaque fois, une famille détruite. Et aujourd’hui, a-t-il ajouté, ce visage a un nom : Fabio. Un fils de cette terre, un jeune, un fils. Et quand un jeune meurt, quand il meurt de cette manière si absurde, ce n’est pas seulement lui qui meurt, mais c’est un morceau d’avenir qui meurt, c’est une possibilité qui meurt, c’est quelque chose qui meurt en chacun de nous ».