Paris, 28 avr. (LaPresse) – Il y a 605 signalements d’épisodes de discrimination et de haine antisémite « avec une tendance à la hausse ». C’est ce qu’a indiqué Raffaele Grassi, directeur adjoint général de la Sûreté publique, directeur central de la police criminelle et président de l’Oscad, à l’occasion du colloque intitulé « Les victimes de la haine », organisé par l’Observatoire pour la sécurité contre les actes discriminatoires (Oscad) de la Direction centrale de la police criminelle. « Nous assistons à une évolution de l’antisémitisme », a-t-il affirmé. « Les réseaux sociaux amplifient les messages de haine, permettent la circulation rapide des stéréotypes et contribuent à la normalisation des discours de haine. » « Le défi est complexe », car « le web n’est pas seulement un espace virtuel, mais un espace où se créent des relations sociales ». Il faut donc « renforcer la prévention : surveiller et intervenir avant que la haine ne devienne un crime ».
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