Rome, 30 avril (LaPresse) – Une double prise d'otages à des fins d'extorsion a été déjouée par la police à Rome. Selon les informations recueillies par LaPresse, deux hommes ont été libérés et quatre personnes arrêtées à l'issue d'un raid mené par les enquêteurs de la Brigade mobile et du VIe district de Casilino. Parmi les personnes interpellées figure également une jeune fille de 16 ans, trouvée en possession d'un pistolet semi-automatique de calibre 7,65 dont le numéro de série avait été effacé, qu'elle a tenté de dégainer à l'arrivée des agents. L'affaire, coordonnée par le substitut du procureur de la Direction districtale antimafia Carlo Villani, a débuté mardi après-midi dans un appartement de la via Veturia, dans le quartier de Ponte Lungo, où les deux victimes vivaient dans une chambre en location. Vers 15 h 10, un homme armé a fait irruption dans le logement, forçant les personnes présentes, sous la menace de son arme, à le suivre. Une voiture conduite par une femme les attendait dans la rue. Les deux otages ont été embarqués à bord et conduits via della Tenuta di Torrenova. Là, ils ont été battus et enfermés dans une cave, puis enfermés à clé dans l’obscurité. Peu après, les ravisseurs ont contacté le frère de l’une des victimes, exigeant une rançon de 4 000 euros pour leur libération. L’homme s’est adressé à la police, déclenchant ainsi l’enquête. Les agents ont organisé une opération contrôlée, suivant le proche lors de sa rencontre avec l’un des ravisseurs pour les négociations. Le raid a eu lieu peu après, permettant de libérer les deux otages et d’arrêter les responsables. Au cours des phases mouvementées de l'intervention, un enquêteur a réussi à arrêter la mineure avant qu'elle ne puisse s'emparer de l'arme. Armando Rizzardi, né en 1971, Cristian Rizzardi, né en 2006, Alessandro Fitahiana Biagi, né en 2005, et la jeune fille de 16 ans ont été placés en état d'arrestation. L'enquête se poursuit afin de déterminer le mobile de l'enlèvement : parmi les hypothèses examinées, sur lesquelles les enquêteurs gardent le plus grand secret, figure un lien possible avec le trafic de drogue dans le quartier de Tor Bella Monaca, en particulier dans le secteur de la via dell'Archeologia.