Rome, 10 mai (LaPresse) – « Aujourd’hui, dans l’Évangile, nous avons entendu quelques paroles que Jésus adresse à ses disciples lors de la Cène. Alors qu’il fait du pain et du vin le signe vivant de son amour, le Christ dit : “Si vous m’aimez, vous observerez mes commandements”. Cette affirmation nous libère d’un malentendu, à savoir l’idée que nous sommes aimés si nous observons les commandements : notre justice serait alors la condition de l’amour de Dieu. Au contraire, l’amour de Dieu est la condition de notre justice. Nous observons véritablement les commandements, selon la volonté de Dieu, si nous reconnaissons son amour pour nous, tel que le Christ le révèle au monde. Les paroles de Jésus sont donc une invitation à la relation, et non un chantage ou une suspension incertaine. C’est pourquoi le Seigneur nous commande de nous aimer les uns les autres comme Il nous a aimés : c’est l’amour de Jésus qui fait naître en nous l’amour. » Ainsi s’exprimait le pape Léon XIV, alors qu’il récitait le Regina Coeli avec les fidèles et les pèlerins sur la place Saint-Pierre. « Le Christ lui-même, ajouta le pape Léon XIV, est le critère, la norme de l’amour véritable : celui qui est fidèle pour toujours, pur et inconditionnel. Celui qui ne connaît ni « mais » ni « peut-être », celui qui se donne sans vouloir posséder, celui qui donne la vie sans rien prendre en échange. Puisque Dieu nous aime le premier, nous aussi, nous pouvons aimer ; et quand nous aimons vraiment Dieu, nous nous aimons vraiment les uns les autres. Il en va de même pour la vie : seul celui qui l’a reçue peut vivre, et ainsi seul celui qui a été aimé peut aimer. Les commandements du Seigneur sont donc un ordre de vie qui nous guérit des faux amours ; ils sont un style spirituel, qui est le chemin du salut ».