Affaire de Garlasco, selon l'expert Sempio : « Chiara Poggi ne s'est pas défendue, elle est morte en quelques minutes »

Milan, 27 mai (LaPresse) – Le cadavre de Chiara Poggi ne présente « aucune lésion de défense, active ou passive », car « il manque, en particulier, des blessures profondes ou des fractures » aux bras qui seraient « cohérentes » avec une tentative de parer « des coups portés avec un marteau ». C'est ce qu'affirme le docteur Sabino Pelosi, médecin légiste mandaté par la défense d'Andrea Sempio, dans les conclusions de l'expertise de partie que les avocats Liborio Cataliotti et Angela Taccia ont déposées par voie électronique auprès du parquet de Pavie. La défense de cet homme de 38 ans, mis en examen pour le crime de Garlasco, a confié à M. Pelosi la tâche d’analyser et de fournir des contre-arguments au rapport de Mme Cristina Cattaneo, anatomopathologiste et experte des procureurs Napoleone, Civardi et De Stefano Rizza. Le rapport de la défense « confirme » l'heure du « décès » de la jeune femme de 26 ans, tuée à Garlasco, indiquée par Mme Cattaneo dans la « fourchette horaire » comprise entre « 7 h 00 et 12 h 30 » du 13 août 2007, et explique que d'éventuels « resserrements » de cette fourchette horaire ou des horaires plus précis ne sont pas « fondés » sur le plan médico-légal. Les blessures sur le corps de Chiara Poggi sont jugées « compatibles, avec une très forte probabilité, avec l’utilisation d’un marteau », dont la forme est décrite et qui serait l’arme capable d’expliquer les lésions et les fractures du crâne. La « survie » de Chiara Poggi depuis le début de l’acte meurtrier est estimée « de l’ordre de quelques minutes ».