Rome, le 9 juin (LaPresse) – Le président de la Cour constitutionnelle, Giovanni Amoroso, a exprimé sa « préoccupation face au recours fréquent à la législation d’urgence par décret », rappelant lors du séminaire « Rule of Law » que la jurisprudence de la Cour a établi « un rempart très net » concernant l’exigence d’homogénéité des dispositions contenues dans les décrets-lois. « Les leges et les iura ont des acteurs distincts et séparés : le législateur, qui édicte les normes, et le juge, qui leur donne vie dans l’ordre juridique », a ajouté Amoroso. « Bien que la Constitution italienne ne contienne pas de référence explicite à la rule of law, elle réalise un modèle équilibré d’État de droit » fondé sur la démocratie constitutionnelle. Amoroso a réaffirmé le « rôle central de la Cour constitutionnelle dans la protection de l’État de droit », soulignant que « la rigidité de la Constitution constitue une garantie des droits protégés par la Constitution », et a rappelé l’existence de principes suprêmes qui ne peuvent être modifiés même par une révision constitutionnelle.