Dans un communiqué publié mardi à l’issue d’une réunion sur l’examen du mandat du G-5 Sahel, l’Union africaine s’est dite inquiète de la situation humanitaire dans la région du Sahel.

En effet, le Conseil de pays et de sécurité de l’UA (CPS) déplore la dégradation de la sécurité et de la situation humanitaire dans la région du Sahel, due à l’augmentation des attaques de terroristes, de groupes criminels et armés opérant dans la région, ainsi qu’aux défis socio-économiques qui en résultent et qui sont aggravés par les effets négatifs du changement climatique et l’apparition de la pandémie du COVID-19».

Le Conseil condamne les attaques perpétrées par des groupes terroristes, criminels et armés contre les États de la région ainsi que contre des populations innocentes. Il a également «condamné l’extrémisme violent, les activités de transhumance, le trafic de drogues et d’armes légères, y compris la criminalité transnationale organisée, qui ont tous eu des effets cumulatifs négatifs sur la gouvernance, le renforcement des capacités institutionnelles et les efforts davantage élargis d’édification de l’État dans toute la région du Sahel».

Par ailleurs, le Conseil a appelé au renforcement de la coordination et de la complémentarité des efforts entre et parmi toutes les forces déployées dans la région, à savoir la Force conjointe du G5 Sahel, l’Opération Barkhane, la Mission multidimensionnelle de stabilisation des Nations unies au Mali (MINUSMA), TAKOUBA et la Force multinationale mixte contre Boko Haram. L’objectif est d’ «éliminer les groupes terroristes, tout en évitant les doubles emplois et le gaspillage de ressources rares».

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