Rome, 10 janvier (LaPresse) – « De longues négociations ont été menées et nous pouvons dire que l'accord n'est plus celui d'il y a un an grâce à un excellent travail d'équipe avec la Première ministre Meloni, le vice-Premier ministre Tajani et notre diplomatie ». C'est ce qu'a déclaré le ministre de l'Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et des Forêts, Francesco Lollobrigida, dans une interview accordée au Corriere della Sera. « Nous avons formulé des demandes afin d'obtenir des règles qui répondent à un principe précis : les produits arrivant en Europe ne peuvent, par exemple, contenir des résidus de substances qui sont interdites aux agriculteurs européens. L'UE travaille dans ce sens et nous resterons vigilants. La compétitivité de nos entreprises doit reposer sur des règles identiques pour tous. Cela dit, il s'agit d'un accord que nous avons toujours jugé positif pour un pays exportateur comme l'Italie, même si nous estimons que certains secteurs que nous ne voulions en aucun cas laisser pour compte sont menacés », ajoute-t-il. « Nous avons d'emblée clairement indiqué qu'en l'absence de garanties, nous ne voterions pas en faveur de l'accord. Nous disposions d'une sorte d'action privilégiée et nous l'avons utilisée pour obtenir, en plus de la PAC, un fonds de 6,3 milliards d'euros pour soutenir les agriculteurs. À cela s'ajoute la suppression des droits de douane sur les engrais et, surtout, dans le cadre de l'accord Mercosur, un abaissement du seuil du mécanisme de sauvegarde de 10 à 5 %. Un autre point crucial est le renforcement du système de contrôle des marchandises entrant dans l'Union européenne », insiste M. Lollobrigida.
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