Milan, 8 mars (LaPresse) – « La vague de hausses des prix des carburants se poursuit sur le réseau italien, avec l'essence qui dépasse aujourd'hui dans plusieurs régions du pays le seuil de 1,8 euro le litre en libre-service et le diesel qui, sur les autoroutes, se dirige vers les 2,6 euros le litre dans certaines stations-service ». C'est ce que dénonce le Codacons, qui surveille depuis plusieurs jours l'évolution des prix à la pompe. Aujourd'hui, dans cinq régions italiennes, le prix moyen de l'essence en libre-service a dépassé le seuil de 1,8 euro le litre : Basilicate (1,812 euro), Calabre (1,820), Sicile (1,805 euro), Vallée d'Aoste (1,807 euro), province de Bolzano (1,819 euro), province de Trente (1,805 euro). Le prix moyen du diesel en libre-service a atteint le seuil psychologique de 2 euros le litre à Bolzano, 1,992 euro à Trente, 1,989 euro en Calabre, 1,985 euro dans le Val d'Aoste et 1,984 euro en Sicile. Si l'on considère le réseau autoroutier, le nombre de stations-service vendant le diesel à plus de 2,5 euros le litre augmente, avec des prix qui, dans certains cas, avoisinent les 2,6 euros le litre, comme sur l'A4 ou l'A28 où le diesel coûte aujourd'hui 2,572 euros le litre. Le gouvernement doit accepter notre demande et réduire immédiatement les accises sur les carburants d'au moins 15 centimes d'euro par litre », déclare le Codacons. « Une telle mesure, compte tenu également de la TVA appliquée sur les accises, permettrait non seulement de ramener les prix aux niveaux d'avant la crise, avec des avantages directs sur les coûts de ravitaillement, mais aussi de contrôler les prix des produits transportés, en particulier les denrées alimentaires, qui, comme on le sait, subissent les hausses du prix du diesel, étant donné que plus de 80 % des marchandises vendues en Italie sont transportées par route », conclut l'association.
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