Rome, 24 mars (LaPresse) – « L’augmentation disproportionnée du montant ? Malheureusement, notre contrat date de 2004. Si l’on compare avec n’importe quel projet de cette époque, on verra que notre augmentation des prix n’est pas disproportionnée. La réglementation européenne impose une comparaison appropriée du contenu du contrat, sans ajouter de travaux supplémentaires. Un ajustement pour variation des prix est une question différente. » C’est ce qu’a déclaré le directeur général de Stretto di Messina, Pietro Ciucci, lors d’une audition devant la commission Environnement du Sénat sur le Pont du détroit de Messine, en réponse à une question concernant les observations de l’ANAC sur la nécessité d’un nouvel appel d’offres, étant donné le risque que les dépenses prévues dépassent 50 % de l’estimation initiale.
Selon Ciucci, « notre projet respecte parfaitement les dispositions de l’article 72 de la directive européenne relative aux contrats et aux rémunérations ». « L’appel d’offres prévoyait le concept d’indexation des prix, pas une modification des travaux », a-t-il ajouté, expliquant l’augmentation, qui est passée de 3,9 milliards d’euros à 6,7 milliards dans le projet final de 2011, puis à 10,5 milliards dans l’acte supplémentaire d’août dernier. Parfois, il y a confusion et l’on parle de 13,5 milliards, ce qui n’est pas la rémunération de l’entrepreneur général mais le coût total du projet.
« Les variantes de travaux concernent uniquement le projet de 2011, qui prévoyait un lien métropolitain entre Reggio de Calabre et Messine avec trois stations souterraines. Il n’y a pas d’autres variantes, sauf pour quelques dizaines de millions. »
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