Milan, 24 mars (LaPresse) – Avec l’offre publique d’achat et d’échange lancée par Poste sur Tim, « on est retourné dans le passé et c’était l’avenir ». C’est ce qu’a déclaré à LaPresse Vito Gamberale, ancien PDG de Sip puis de Tim, qui a mené un important développement international dans les années 1990. L’ingénieur Gamberale, qui a également été PDG d’Autostrade et président d’Iterchimica, et qui a fondé en 2020 Iter Capital Partners, une société de conseil, accueille « positivement » l’Opas de Poste Italiennes sur l’ancien monopole des télécoms, dont il attend « une opération de plus grande concentration parce que », explique-t-il, « en Italie, il y a une pluralité d’opérateurs qui ne peut pas satisfaire le compte de résultat ni le besoin d’une certaine masse critique d’investissements de la part des opérateurs » du secteur. Il ajoute : « La consolidation de l’actionnariat me semble une étape importante. »
L’offre de Poste sur Tim a été vue par certains observateurs comme un retour de l’État actionnaire (ou une nationalisation indirecte, selon les points de vue) grâce à l’intégration entre une société à contrôle public (Poste) et un opérateur (Tim) qui, ces dernières années, s’est réorganisé, sans gérer le réseau d’infrastructures, mais en se concentrant sur les services aux entreprises et aux consommateurs et les nouvelles frontières technologiques, tout en allégeant sa dette. En somme, un retour de l’État actionnaire dans l’Italie post-privatisations.
Les privatisations, que Gamberale, né en 1944, rappelle de son expérience directe, avec certaines distinctions. Gamberale, qui a joué un rôle central lors de l’âge d’or des participations publiques comme Eni, Iri, Italstat, jusqu’à la direction de Telecom, qualifie la privatisation de Telecom il y a 30 ans de « mal réalisée », tandis — souligne-t-il — que d’autres privatisations en Italie ont été bien menées. Parmi elles, Eni, Enel, Leonardo, qui ont été des « privatisations glorieuses » car elles ont suivi le système que les managers considéraient nécessaire pour Telecom : augmenter le flottant en bourse tout en maintenant l’État comme actionnaire minoritaire, mais avec un rôle autoritaire et responsable.
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