Iran, Panetta : « Avec des finances publiques plus mauvaises, l’impact sur l’Italie serait plus important »

Rome, 2 avr. (LaPresse) – « Malgré la préoccupation que nous avons de voir les spreads augmenter, nous devons considérer que si nous avions affronté ce même choc dans des conditions de finances publiques plus mauvaises, comme celles que nous avions il y a quelques années, l’impact aurait été beaucoup plus important. » C’est ce qu’a déclaré le Gouverneur de la Banque d’Italie, Fabio Panetta, lors de la Conférence annuelle de la Banque d’Italie et du Ministère des Affaires étrangères, en soulignant que « jusqu’à présent, nous avons été protégés par la perception sur les marchés que les conditions des finances publiques italiennes se sont améliorées. » « Le conflit en cours provoque déjà des perturbations sans précédent dans les chaînes d’approvisionnement énergétique mondiales. Son extension aux pays du Golfe a obligé certains d’entre eux à suspendre l’extraction d’hydrocarbures, avec des effets immédiats et potentiellement durables sur les marchés internationaux », a ajouté Panetta, soulignant que « même en supposant une cessation rapide des hostilités, le retour à une production normale serait lent. » En effet, « les délais techniques nécessaires pour rétablir la capacité d’extraction s’ajouteraient à ceux nécessaires pour réactiver l’ensemble de la filière énergétique. Les hausses de prix sont significatives et touchent particulièrement les produits raffinés essentiels pour l’industrie et l’agriculture, où des goulets d’étranglement de l’offre de plus en plus marqués apparaissent. »