L'UE, l'Italie et quatre autres pays : « Taxer les bénéfices exceptionnels des entreprises du secteur de l'énergie »

Bruxelles, le 4 avril (LaPresse) – L'Italie, aux côtés de l'Allemagne, de l'Espagne, du Portugal et de l'Autriche, demande à l'UE d'étudier la mise en place d'un instrument de solidarité temporaire afin que les entreprises énergétiques contribuent par leurs bénéfices exceptionnels liés à la guerre et allègent la charge pesant sur les consommateurs et les contribuables. « Lors de la réunion de l'Eurogroupe du 27 mars 2026, nous avons soutenu et promu des mesures visant à taxer les bénéfices exceptionnels des entreprises énergétiques. Un instrument similaire a déjà été mis en place en 2022 », écrivent le ministre des Finances Giancarlo Giorgetti et ses homologues dans une lettre adressée au commissaire européen au Climat, Wopke Hoekstra. « Compte tenu des distorsions actuelles du marché et des contraintes budgétaires, la Commission européenne devrait mettre rapidement en place un instrument fiscal similaire au niveau de l’UE, reposant sur une base juridique solide (et sans préjudice de tout autre effort et mesure pris par les différents États membres pour faire face aux prix élevés de l’énergie) », ajoutent-ils. « Le conflit au Moyen-Orient a entraîné une hausse des prix du pétrole, pesant lourdement sur l’économie européenne et les citoyens européens. Il est important de veiller à ce que cette charge soit répartie équitablement », expliquent-ils. « Une solution européenne de ce type enverrait un signal aux citoyens de nos États membres et à l’économie en général, démontrant que nous sommes unis et capables d’agir. Elle enverrait également un message clair : ceux qui tirent profit des conséquences de la guerre doivent faire leur part pour alléger le fardeau qui pèse sur la population », peut-on lire dans la lettre. « Travailler ensemble et trouver une solution européenne est la bonne approche. Cela permettrait de financer des aides temporaires, notamment pour les consommateurs, et de freiner l’inflation galopante, sans alourdir davantage les budgets publics », soulignent les ministres.