1er mai, Bombardieri : « Créer le délit d'homicide au travail »

Milan, 1er mai (LaPresse) – « Nous sommes toujours confrontés à ce fléau, à cette tragédie que constituent les décès sur le lieu de travail. Nous ne pouvons pas nous arrêter tant qu’il y aura des mères qui, comme aujourd’hui, viennent témoigner du meurtre de leur fils ; nous ne pouvons pas nous arrêter, car il s’agit bien d’un meurtre. » C'est ce qu'a déclaré le secrétaire général de l'UIL, Pierpaolo Bombardieri, depuis la tribune de la manifestation du 1er mai organisée par la CGIL, la CISL et l'UIL à Marghera sur le thème du « travail décent » à l'occasion de la Fête des travailleurs. « Nous devons nous en souvenir lorsque nous constatons que les employeurs modifient les dispositifs de sécurité pour ne pas arrêter les machines : ce sont des meurtres et ils doivent être traités comme tels. Instituez le délit d’homicide au travail, créez un parquet spécial, les jugements sont une honte, ils sont une insulte à la mémoire de ces jeunes qui ont perdu la vie », a souligné M. Bombardieri. « Renforçons la prévention, les contrôles, notre culture de la sécurité ; chaque travailleur a le droit de rentrer chez lui sain et sauf, et c’est un principe non négociable », a-t-il réaffirmé.