La francophonie dépasse le simple partage de la langue. C’est aussi un véritable espace économique.

Telle est la conviction du président de la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM), qui intervenait lors d’un panel organisé mardi à Paris sur “La francophonie économique : une valeur ajoutée pour le secteur privé ?”,

Pour Chakib Alj, la francophonie doit représenter un avantage compétitif et apporter de la valeur ajoutée palpable pour les entreprises.

Le potentiel est la, encore faut-il l’exploiter de manière plus ambitieuse et volontariste, a t-il dit, affirmant que les pays de l’espace francophone ont d’innombrables atouts qui peuvent profiter à leurs partenaires économiques. Si les uns disposent de ressources naturelles abondantes, d’autres sont connus pour leurs avancées technologiques ou encore scientifiques, et d’autres sont plus avantagés par la qualité de leurs ressources humaines qualifiées.

Pour profiter de ces complémentarités, le patron des patrons a appelé les opérateurs économiques francophones à mettre en place “une plateforme francophone de partage des opportunités d’affaires et d’investissement, qui pourrait être consolidée par un mécanisme de financement francophone”.

Le président de la CGEM a souligné également la nécessité de travailler sur la densification des voies de circulation du commerce, à travers, notamment, le renforcement des voies maritimes et aériennes, le développement de la connectivité économique et financière, “afin que l’on se débarrasse des barrières qui entravent le commerce entre nos pays”.

Le chantier du développement de la francophonie, reste de l’avis de Chakib Alj, tributaire de l’engagement des secteurs privés francophones, en parfaite harmonie avec l’action des États et de la société civile, pour une coopération rénovée, dans un esprit de partage et de co-construction.

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