La Russie a interdit jeudi l’exportation de certaines marchandises et équipements étrangers, pour faire face aux sévères sanctions économiques adoptées à son encontre par les Occidentaux pour le conflit en Ukraine.
Cette mesure concerne des biens et équipements précédemment importés en Russie depuis l’étranger.

Selon le gouvernement, cette interdiction vise certaines technologies liées aux télécommunications, à la médecine, des machines agricoles ou encore des équipements électriques. Il s’agit aussi des locomotives, turbines, machines de traitement des métaux et des pierres, des moniteurs et projecteurs.

«Cette mesure est nécessaire pour assurer la stabilité du marché russe», a indiqué le gouvernement dans un communiqué, précisant qu’elle serait en vigueur jusqu’à la fin de l’année.

Elle a été adoptée alors que nombre d’entreprises étrangères ont décidé de suspendre ou d’arrêter leurs activités en Russie depuis qu’elle a envoyé des dizaines de milliers de soldats en Ukraine.

Les exportations seront toutefois possibles vers les États membres de l’Union économique eurasienne (UEE), union douanière menée par Moscou, et vers les républiques séparatistes d’Ossétie du Sud et d’Abkhazie.

L’exportation de certains types de bois vers des pays «inamicaux», une liste qui comprend notamment l’UE, les États-Unis et le Japon, est aussi restreinte jusqu’à fin 2022.

Le gouvernement a également proposé jeudi des mesures destinées à assurer le bon fonctionnement de l’aviation civile, les transports maritimes et fluviaux, ferroviaires et routiers, qui «font l’objet de pressions et sanctions des pays occidentaux».

Elles prévoient que les compagnies aériennes russes pourront enregistrer les droits sur les avions étrangers qu’elles louent et obtenir des certificats de navigation russes, ce qui leur permettra de « conserver leur flotte d’avions étrangers et leur donnera la possibilité d’opérer sur les lignes intérieures ».

Le gouvernement aura également le droit d’interdire aux navires étrangers xfigurant sur la liste des pays hostiles d’entrer dans les ports et les voies navigables russes.

Un projet de loi en ce sens a été déposé au Parlement, a poursuivi le gouvernement.

Ces mesures font suite à des sanctions drastiques adoptées par les Occidentaux contre Moscou suite à son offensive en Ukraine lancée le 24 février.

Le Kremlin, qui a admis que les difficultés économiques du pays allaient en grandissant, faisait face à « une guerre économique », mais il a également exclu de mettre fin à ses opérations militaires chez son voisin pro-occidental.

Les sanctions ont d’ores et déjà entraîné une chute du cours du rouble et nourrit l’inflation. De nombreuses enseignes étrangères, de Coca-Cola à H&M, ont annoncé suspendre leurs activités en Russie.

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