Le sommet Afrique-France s’est ouvert ce vendredi à Montpellier avec pour ambition de « refonder » la relation entre Paris et le continent.

Pour la première fois depuis la première édition de 1973, aucun chef d’État du continent n’est convié à ce grand rendez-vous, la participation étant limitée aux jeunes africains. Ce choix doit permettre, selon la présidence française, « d’écouter la parole de la jeunesse africaine » et de « sortir des formules et des réseaux obsolètes ».

Des jeunes entrepreneurs, artistes, sportifs du continent rencontreront leurs alter ego français et de la diaspora pour discuter de sujets économiques, politiques et culturels. Puis un panel de douze jeunes africains, du Mali, de la Côte d’Ivoire, de la Tunisie, d’Afrique du Sud, du Kenya et d’autres pays s’entretiendra l’après-midi avec le président Macron en séance plénière.

Ce panel a été sélectionné à l’issue des dialogues menés pendant des mois à travers le continent par l’intellectuel camerounais Achille Mbembe, chargé de préparer le sommet. Dans son rapport, remis mardi au président français, le philosophe estime notamment que la France est trop déconnectée « des nouveaux mouvements et des expérimentations politiques et culturelles » portés par la jeunesse africaine.

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