“(..) la sécurité n’a pas de prix. Mais elle a un coût. Face à la montée du péril terroriste, il nous faut plus de flexibilité budgétaire pour permettre à nos pays de se donner les moyens d’assurer un minimum de défense nationale, avec des armées bien entraînées et bien équipées”, a dit le président sénégalais, à l’ouverture à Diamniadio du Forum international de Dakar sur la paix et la sécurité en Afrique.
Le Président sénégalais a rappelé lors de cette cérémonie, tenue en présence de trois de ses homologues, sud-africain Cyril Ramaphosa, nigérien Mohamed Bazoum et bissau-guinéen Umaro Sissoco Embalo, que dans la plupart des pays africains, les restrictions budgétaires des années d’ajustement structurel ont eu “un impact négatif” sur l’équipement des forces de défense et de sécurité .
Macky Sall a dit souhaiter une évaluation de l’efficacité des réponses des opérations de maintien de la paix en Afrique.
Le Forum de Dakar se tient pour diagnostiquer la situation en Afrique afin de contribuer à la recherche de solutions aux maux qui l’affectent, a encore souligné le chef de l’Etat sénégalais.
“Il le faut, face aux effets néfastes d’une double crise sanitaire et économique, à laquelle s’ajoutent, pour l’Afrique, la vulnérabilité particulière au changement climatique, l’intensification des attaques terroristes et la recrudescence des coups d’Etat, a ajouté le dirigeant sénégalais.
“Nous devons, par conséquent, continuer de pointer du doigt les causes internes et externes des conflits sur le continent et d’évaluer l’efficacité des réponses nationales, des opérations de maintien de la paix et autres mécanismes de règlement pacifique des différends’’, a-t-il lancé, relevant que la paix et la sécurité en Afrique sont parties intégrantes de la paix et de la sécurité du monde.
Il a, à cet égard, invité les pays et institutions partenaires à tenir compte de cet “impératif vital”, en demandant de s’interroger sur la doctrine des opérations de paix en Afrique.