Le président exprime “au nom de tous les Sud-Africains, sa profonde tristesse suite au décès, ce dimanche” de cette figure essentielle de l’histoire sud-africaine, dans un communiqué.
“Le décès de l’archevêque émérite Desmond Tutu est un nouveau chapitre de deuil dans l’adieu de notre nation à une génération de Sud-Africains exceptionnels qui nous ont légué une Afrique du Sud libérée”, a ajouté le président.
Desmond Tutu est né le 7 octobre 1931 à Klerksdorp, petite cité minière au sud-ouest de Johannesburg.
Enfant, il souffre de poliomyélite. Marqué par cette expérience, il veut devenir médecin mais y renonce faute de moyens. Il sera enseignant, avant de démissionner pour protester contre l’éducation de moindre qualité réservée aux Noirs et d’entrer au séminaire.
Ordonné prêtre à 30 ans, il étudie et enseigne au Royaume-Uni et au Lesotho, puis s’établit à Johannesburg en 1975. Avant d’être nommé archevêque du Cap et chef de la communauté anglicane de son pays.
Il était marié depuis 1955 à Leah, dont il a eu quatre enfants.
Malgré un cancer de la prostate diagnostiqué en 1997 et plusieurs séjours à l’hôpital, cet homme d’une vitalité stupéfiante ne s’est retiré que très progressivement de la vie publique, partageant un compte Twitter avec sa fille Mpho, qui dirige sa Fondation. Jusqu’au bout, il s’est accroché à son rêve d’une Afrique du Sud multiraciale et égalitaire.