Assaut du Capitole: Biden accuse Trump d’avoir tenté d’empêcher un transfert pacifique du pouvoir

Un an après l’assaut du Capitole, la tension ne faiblit toujours pas entre le président américain Joe Biden et son prédécesseur Donald Trump.

Biden a accusé, ce jeudi, Donald Trump d’avoir “tenté d’empêcher un transfert pacifique du pouvoir”.

“Pour la première fois dans l’histoire, un président n’a pas seulement perdu une élection, il a tenté d’empêcher un transfert pacifique du pouvoir”, et ses partisans qui menaient l’attaque sur le Capitole, où siège le Congrès américain, “n’étaient pas un groupe de touristes, c’était une insurrection armée”, a assuré le dirigeant démocrate lors de son discours.
Donald Trump a “créé et répandu un tissu de mensonges” en dénonçant des fraudes qui lui auraient fait perdre l’élection présidentielle de 2020, a-t-il ajouté. “Il l’a fait car il préfère le pouvoir aux principes”, a dit Joe Biden, soulignant que l’ex-président républicain avait “bâti son mensonge pendant des mois” avant le scrutin.
“Je ne laisserai personne mettre le couteau sous la gorge de la démocratie” américaine, a promis Joe Biden, se présentant comme défenseur de la démocratie.
Cette prise de parole marque le début d’une série de commémorations de l’événement impliquant la présidente de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, et d’autres dirigeants du Congrès, issus pour la plupart des rangs démocrates.
Pour rappel, des centaines des partisans de l’ex-président Trum s’étaient jetés à l’assaut du Capitole, au moment où les élus certifiaient la victoire de Joe Biden à la présidentielle.
En décembre dernier, la ville de Washington a porté plainte contre des groupes d’extrême droite, les Proud Boys et les Oath Keepers, et contre une trentaine de leurs responsables, accusés d’avoir «planifié, promu et participé» à l’assaut contre le Capitole le 6 janvier.
Cette plainte au civil vise «à décourager de futurs actes de violence» et à obtenir des dédommagements pour les torts infligés à la capitale américaine, avait déclaré lors d’une conférence de presse son procureur général Karl Racine.