L’Argentine s’insurge contre la liberté de voyager du vice-président iranien visé par un mandat d’Interpol

L’Argentine a dénoncé, jeudi, le fait que  le vice-président iranien puisse se rendre à l’étranger malgré une notice émise par Interpol à son encontre pour son rôle dans l’attentat contre le centre juif AMIA perpétré en 1994 à Buenos Aires.

Mohsen Rezaï, qui est également l’ancien commandant en chef du Corps des gardiens de la révolution iraniens (CGRI), figure en effet sur la liste des personnes recherchées par Interpol depuis 2007 pour des allégations de meurtre aggravé dans l’attaque à la bombe contre l’AMIA.

85 personnes ont été tuées et 151 grièvement blessées dans cette attentat pour lequel aucun coupable n’a encore été jugé.

“Le gouvernement argentin exige une fois de plus que le gouvernement iranien coopère pleinement avec la justice, afin que les personnes accusées d’avoir participé à l’attaque contre l’AMIA soient jugées par les tribunaux compétents”, poursuit-il.