Un an après le coup d’Etat du 1er février 2021, Nicholas Koumjian, à la tête du Mécanisme onusien d’enquête indépendant pour la Birmanie, a annoncé dans un communiqué avoir été “en mesure de rassembler un grand nombre de documents pertinents concernant ces événements”.
“Tragiquement, les informations reçues au cours de l’année dernière suggèrent que bien plus de mille personnes ont été tuées dans des circonstances pouvant être qualifiées de crimes contre l’humanité ou de crimes de guerre”, a dit Nicholas Koumjian, à la tête du Mécanisme onusien d’enquête indépendant pour la Birmanie.
“Les forces de sécurité ont détenu des milliers de civils dans des circonstances qui comportent des allégations crédibles de détention arbitraire, de tortures, de violences sexuelles et même de meurtres en détention”, a-t-il ajouté dans un communiqué.
Ce mécanisme d’enquête a été “en mesure de rassembler un grand nombre de documents pertinents concernant ces événements et nous ajoutons presque quotidiennement des informations et des preuves à nos dossiers”.
Le 30 décembre, l’Union européenne avait annoncé soutenir l’imposition d’un embargo international sur les armes à destination de la Birmanie et s’est déclarée prête à durcir ses sanctions.
«Face à l’escalade des violences en Birmanie, des actions préventives supplémentaires sont nécessaires au niveau international, y compris un embargo sur les armes» qui pourrait être acté au niveau de l’ONU, a indiqué le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell, dans un communiqué.