La Russie ne veut pas d’une guerre (Poutine) 

Alors que la Russie a ordonné le retrait de troupes déployées à la frontière avec l’Ukraine, le président russe Vladimir Poutine a assuré ne pas vouloir d’une guerre. Il a fait cette déclaration à l’issue de sa rencontre avec le chancelier allemand qui a parlé de ce retrait comme d’un “bon signe”.

Le président russe Vladimir Poutine a dit mardi vouloir “continuer le travail en commun” avec les Occidentaux sur la sécurité européenne pour désamorcer la crise autour de l’Ukraine. “Nous sommes prêts à aller sur le chemin de la négociation”, a-t-il déclaré à Moscou au cours d’une conférence de presse avec le chancelier allemand Olaf Scholz.

“Voulons-nous (d’une guerre) ou pas ? Bien sûr que non. C’est pour cela qu’on a avancé nos propositions pour un processus de négociations”, a-t-il encore dit, tout en martelant que l’expansion de l’OTAN et les ambitions de l’Ukraine de rejoindre l’Alliance constituaient une menace pour la Russie.

Vladimir Poutine a aussi confirmé un “retrait partiel des militaires” de la frontière avec l’Ukraine, mais ni le Kremlin ni l’armée n’en ont détaillé le calendrier ou l’ampleur. La Russie poursuit en outre d’importantes manoeuvres en Biélorussie, pays voisin prorusse de l’Ukraine, jusqu’au 20 février.

Dans la matinées, le ministère russe de la Défense avait affirmé que des unités déployées près de la frontière ukrainienne étaient retournées dans leurs garnisons, laissant entrevoir une détente après des semaines de tensions avec les Occidentaux.

La Russie a déployé plus de 100’000 hommes dans le voisinage immédiat de l’Ukraine, un pays pro-occidental que le Kremlin veut faire revenir dans sa sphère d’influence.

L’annonce du retrait de troupes russes massées à la frontière ukrainienne constitue un “bon signe”, a jugé mardi le chancelier allemand Olaf Scholz.” Nous espérons qu’il y aura encore des suites”, a-t-il déclaré à Moscou, lors d’une conférence de presse commune avec Vladimir Poutine.

Les Occidentaux et Moscou doivent trouver un compromis “sans abandonner leurs principes”, a encore relevé Olaf Scholz, “c’est notre satané devoir de nous engager pour la paix”.

Le secrétaire général de l’OTAN Jens Stoltenberg a exprimé un “optimisme prudent”, tout en disant ne pas avoir vu de “signe de désescalade”. La France a invité mardi la Russie à passer des “paroles” aux “actes”.

Le Premier ministre britannique Boris Johnson a quant à lui assuré mardi que les renseignements dont il disposait n’étaient “toujours pas encourageants”, même si “la Russie se montre ouverte au dialogue”.