La résolution porte sur l’ensemble du cycle de vie du plastique, c’est-à-dire sa production, son utilisation et son élimination.
“Sur fond de troubles géopolitiques, l’Assemblée des Nations Unies pour l’environnement montre la coopération multilatérale sous son meilleur jour”, a déclaré le président de l’UNEA-5 et ministre norvégien du Climat et de l’Environnement, Espen Barth Eide cité dans la note de l’ONU.
La résolution, fondée sur trois projets initiaux de résolutions émanant de diverses nations, établit un comité intergouvernemental de négociation (CIN), qui commencera ses travaux en 2022, avec l’ambition d’achever un projet d’accord mondial juridiquement contraignant d’ici la fin de 2024.
Les impacts de la production et de la pollution du plastique sur la triple crise planétaire du changement climatique, de l’effondrement de la biodiversité et de la pollution, menacent le monde.
En effet, “l’exposition aux plastiques peut nuire à la santé humaine, en affectant potentiellement la fertilité, l’activité hormonale, métabolique et neurologique. De plus, la combustion à l’air libre des plastiques contribue à la pollution atmosphérique”.
Avec quelque 11 millions de tonnes de déchets plastiques qui se déversent chaque année dans les océans, plus de 800 espèces marines et côtières sont affectées par ingestion, enchevêtrement et autres dangers.
Ainsi, le passage à une économie circulaire peut réduire de plus de 80% le volume de plastique entrant dans les océans d’ici à 2040, réduire de 55% la production de plastique vierge, faire économiser 70 milliards de dollars aux gouvernements d’ici à 2040, réduire de 25% les émissions de gaz à effet de serre et créer 700.000 emplois supplémentaires, principalement dans les pays du Sud.
Le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE) organisera, d’ici à la fin de 2022, un forum ouvert à toutes les parties prenantes en marge de la première session du CIN, afin de partager les connaissances et les meilleures pratiques dans différentes régions du monde. Il facilitera les discussions ouvertes et veillera à ce qu’elles soient éclairées par la science, en rendant compte des progrès réalisés tout au long des deux prochaines années. Enfin, à l’issue des travaux du CIN, le PNUE convoquera une conférence internationale pour adopter ses résultats et les ouvrir aux signatures.