Les dirigeants ennemis du Soudan du Sud se sont engagés dimanche sur une disposition militaire clé du fragile accord de paix de 2018, après une médiation du Soudan voisin dans ce pays ravagé par des années de guerre civile.
“La paix est une question de sécurité et aujourd’hui nous avons (atteint) une étape importante”, a déclaré Martin Abucha, qui a signé l’accord au nom du parti d’opposition de M. Machar, le SPLM/A-IO.
Le ministre des Affaires présidentielles, Barnaba Marial Benjamin, a salué l’accord comme une “étape nécessaire (…) qui ouvre la voie à un gouvernement stable de la République du Soudan du Sud”.
L’accord prévoit également la cessation des hostilités, l’arrêt de la “propagande” qui attise les tensions, les deux camps s’engageant à cesser d’encourager les défections chez l’autre, selon le porte-parole de M. Machar, Puok Both Baluang.
Les deux hommes forts du pays étaient présents dimanche à la cérémonie de signature de l’accord dans la capitale Juba. Le texte prévoit une répartition – 60% pour le camp du président et 40% pour celui de Machar – des postes de direction dans l’armée, la police et les forces de sécurité nationales.
Les nominations doivent avoir lieu d’ici une semaine, et les forces unifiées sont censées être opérationnelles d’ici deux mois.
Cette médiation a permis de dégager un consensus, alors que Kiir avait publié le 25 mars un décret présidentiel sur la formation de la structure de commandement, rapidement rejeté par Machar, dénonçant une initiative “unilatérale”.
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