“J’ai bien précisé, à la demande du président de la République, que c’est à titre exceptionnel que nous accueillons ce bateau, au vu des quinze jours d’attente en mer que les autorités italiennes ont fait subir aux passagers”, a déclaré le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin, désignant Toulon pour le débarquement.
Il a immédiatement critiqué le “choix incompréhensible” et contraire au “droit international” de l’Italie, dirigée par un nouveau gouvernement d’extrême droite qui a refusé d’ouvrir ses ports.
Pour la première fois depuis 2014, date à laquelle les navires d’ONG ont commencé à patrouiller en Méditerranée après la fin de l’opération européenne de sauvetage “Mare Nostrum”, la France accueille donc un de ces bateaux-ambulance.
“La réaction de la France face à la requête d’accueillir 234 migrants, quand l’Italie en a accueilli 90 000 seulement cette année, est totalement incompréhensible”, a rétorqué le ministre italien de l’Intérieur Matteo Piantedosi. Un “devoir d’humanité”, selon Gérald Darmanin, qui a toutefois exprimé la colère de Paris: “Il faut désormais pouvoir organiser les choses différemment pour ne pas que l’Italie puisse à la fois profiter de la solidarité européenne tout en étant égoïste lorsque des réfugiés, notamment des enfants, se présentent” à ses ports.