Rome, 27 décembre (LaPresse) – La maladie mystérieuse signalée au Congo est un mélange de paludisme et d’infections respiratoires, selon l’OMS dans un communiqué qui met à jour la situation suite aux récentes "enquêtes épidémiologiques et aux résultats préliminaires de laboratoire." Au 16 décembre, les résultats de laboratoire sur un total de 430 échantillons "ont indiqué des résultats positifs pour le paludisme, des virus respiratoires courants (grippe A H1N1, pdm09), rhinovirus, SARS-CoV-2, coronavirus humains, virus parainfluenza et adénovirus humain," indique le communiqué. Bien que des tests de laboratoire supplémentaires soient en cours, "ces résultats suggèrent qu’une combinaison d’infections respiratoires virales courantes et saisonnières et de paludisme à falciparum, aggravée par une malnutrition aiguë, a conduit à une augmentation des infections graves et des décès, touchant de manière disproportionnée les enfants de moins de cinq ans." L’OMS a ajouté que le nombre de décès signalés dans la région affectée du Congo (48) est resté relativement stable la semaine dernière. Cet événement souligne le lourd fardeau des maladies infectieuses courantes (infections respiratoires aiguës et paludisme) dans un contexte de populations vulnérables confrontées à l’insécurité alimentaire. "Cela met en évidence la nécessité de renforcer l’accès aux soins de santé et de s’attaquer aux causes profondes de la vulnérabilité, en particulier la malnutrition, compte tenu de l’aggravation de l’insécurité alimentaire," a conclu l’OMS.

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