Rome, le 4 avril (LaPresse) – La Chambre préliminaire I de la Cour pénale internationale a accordé à l’Italie “une prolongation jusqu’à 16h00 le 22 avril” pour présenter “ses observations concernant le non-remise” du général libyen Osama Almasri après son arrestation. C’est ce qu’indique un document de la Cour, précisant que “dans tous les cas”, il ne sera pas permis “un report indéfini de cette procédure” et que l’Italie est “vivement encouragée à présenter ses observations dès que possible”. Rome avait demandé une prolongation, affirmant qu’elle “n’était actuellement pas en mesure de présenter des observations à ce sujet, car des procédures nationales ont été engagées et ses autorités sont tenues par le secret de l’instruction”. La CPI souligne que les procédures devant la Cour “ne peuvent être conditionnées par des procédures nationales”, mais, “prenant acte de la volonté de l’Italie de poursuivre le dialogue”, la prolongation a été accordée. La Chambre préliminaire I n’a pas accepté la demande de l’Italie visant à repousser le délai jusqu’à la fin des procédures nationales, car “la détermination d’un éventuel manquement à la coopération d’un État avec la Cour est indépendante de toute procédure nationale, en particulier celles engagées après que la question ait été portée devant la Chambre.” Almasri avait été arrêté à Turin le 19 janvier dernier en vertu d’un mandat émis par la Cour pénale internationale pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité. Il avait ensuite été libéré le 21 janvier par la Cour d’appel de Rome pour “irrégularité” de l’arrestation. Après sa libération, Almasri a été expulsé et rapatrié en Libye à bord d’un avion d’État. Le 27 janvier, à la suite d’une plainte déposée auprès du parquet de Rome par l’avocat Luigi Li Gotti et à l’initiative du procureur en chef Francesco Lo Voi, la Première ministre Giorgia Meloni, le ministre de la Justice Carlo Nordio, le ministre de l’Intérieur Matteo Piantedosi et le secrétaire d’État à la présidence du Conseil Alfredo Mantovano ont été inscrits au registre des personnes faisant l’objet d’une enquête pour complicité et détournement de fonds publics.
© Copyright LaPresse

