Washington, 12 janv. (LaPresse) – Le président américain, Donald Trump, s’exprimant devant les journalistes à bord de l’Air Force One, a rejeté l’idée exprimée il y a quelques jours par la Première ministre danoise Mette Frederiksen, qui avait déclaré qu’une acquisition du Groenland par les États-Unis serait en fait la fin de l’OTAN. Trump s’est au contraire proclamé sauveur de l’OTAN pour avoir encouragé les pays membres à augmenter leurs dépenses de défense. « J’aime l’OTAN », a-t-il déclaré. Il a ensuite demandé : « Si nous avions besoin de l’OTAN, seraient-ils là pour nous ? Je ne suis pas sûr qu’ils le seraient ». Dans l’interview accordée au New York Times publiée jeudi, à la question de savoir quelle était sa priorité principale, obtenir le Groenland ou préserver l’OTAN, Trump avait évité de répondre directement mais avait admis que « cela pourrait être un choix ». Dans cette interview, Trump avait également précisé que l’alliance transatlantique serait essentiellement inutile sans les États-Unis au centre. Le Groenland est une région semi-autonome du Danemark, membre de l’OTAN et donc allié des États-Unis. L’île, qui compte environ 57 000 habitants, est donc défendue par le Danemark, dont l’armée est de loin inférieure à celle des États-Unis, qui possèdent une base militaire au Groenland. L’article 5 de l’OTAN sur la défense collective, qui considère qu’une attaque contre un membre est une attaque contre tous, n’a été invoqué qu’une seule fois, après les attentats terroristes du 11 septembre 2001 aux États-Unis, qui ont conduit à l’opération de l’OTAN en Afghanistan. Il n’est pas clair comment réagiraient les autres membres de l’OTAN si les États-Unis décidaient de prendre le contrôle du Groenland par la force, ni s’ils viendraient en aide au Danemark.

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