Strasbourg (France), 19 janv. (LaPresse) – « Je crois qu’une escalade ne sert à personne. Elle ne sert ni aux États-Unis ni à l’Europe. Le signal doit être de fermeté mais aussi de disponibilité au dialogue. Tout comme nous l’avons fait ces derniers mois en négociant avec fermeté, nous avons obtenu un résultat qui semblait impossible. Un droit de douane de 50 % semblait être la fin du monde, puis nous sommes arrivés à un accord de 15 % qui a effectivement satisfait tout notre secteur de production. C’est, selon moi, ce qu’il faut faire : trouver l’unité mais dialoguer. » C’est ce qu’a déclaré le ministre des Affaires étrangères, Antonio Tajani, parlant de la crise concernant le Groenland lors d’un point presse au Parlement européen à Strasbourg. « Si l’on n’est pas d’accord sur l’idée des droits de douane, il faut le dire, comme nous l’avons fait, puis chercher à atteindre un objectif unique, car toute division entre l’Europe et les États-Unis est un cadeau fait à nos concurrents, sur le plan industriel, commercial et géostratégique. Les concurrents de l’Occident sont les grandes autocraties, qui ont leurs objectifs, à juste titre, et nous devons avoir les nôtres et protéger nos intérêts et notre sécurité », a-t-il précisé.
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