Madrid (Espagne), 13 févr. (LaPresse) – Une nouvelle Flottille internationale transportant de la nourriture et des médicaments se prépare à appareiller vers Cuba, alors que les États-Unis ont imposé des restrictions plus sévères qui ont aggravé la crise énergétique de l’île. La mission maritime, baptisée « Nuestra América Flotilla », qui devrait partir le mois prochain en traversant la mer des Caraïbes, a reçu le soutien de diverses figures de la gauche internationale, de l’ancien leader du Parti travailliste britannique Jeremy Corbyn à la députée américaine Rashida Tlaib, de la députée colombienne María Fernanda Carrascal à l’ancienne maire de Barcelone Ada Colau, qui avait personnellement participé à la Global Sumud Flotilla à destination de Gaza. C’est précisément cette expérience qui inspire cette nouvelle mission, promue notamment par l’organisation politique Progressive International. Hier, une campagne a été lancée pour collecter des fonds et des aides. « Nous ne savons pas encore combien de navires la Flottille pourra compter, car cela dépend du soutien que nous recevrons, en termes de dons, d’équipage et aussi de navires », a expliqué à LaPresse le porte-parole de Progressive International, James Schneider, ajoutant que la mission pourrait partir de plusieurs pays. Dimanche se tiendra la première assemblée internationale de la Flottille, afin de poursuivre la planification logistique, coordonner les volontaires et lancer l’approvisionnement en aide humanitaire. Les premières heures de collecte de fonds et d’aides se déroulent bien, « le début est encourageant, mais nous avons encore besoin de beaucoup plus de soutien », a précisé Schneider. Selon le porte-parole, « même si un seul navire parvient à appareiller et à accoster à Cuba, ce sera déjà un résultat important pour briser le siège et rétablir la solidarité internationale » ; toutefois, les organisateurs espèrent une mobilisation massive. « Le gouvernement des États-Unis étouffe le peuple cubain et crée une crise humanitaire. Les Cubains sont privés d’électricité, de nourriture, de médicaments, d’énergie. Il n’est pas exagéré de voir des parallèles avec le traitement réservé par Israël à Gaza : un siège, un acte de punition collective qui viole tous les aspects du droit international », a affirmé Schneider, « nous travaillerons pour briser le siège et espérons le soutien de nombreux mouvements, mais aussi des gouvernements progressistes de la région ».

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