Francfort (Allemagne), 18 février (LaPresse) – « Notre objectif n'est pas de dissoudre ce partenariat, mais de le maintenir », a déclaré le porte-parole du gouvernement allemand, Stefan Kornelius, lors d'une conférence de presse, en réponse à une question sur le projet commun entre l'Allemagne et la France pour le chasseur de nouvelle génération (FCAS). « Les conditions font actuellement l'objet de négociations, c'est une question connue et largement débattue. Nous attendons maintenant une décision française pour savoir si cette coopération, telle qu'elle avait été convenue au départ, a encore un avenir », a expliqué le porte-parole. « De plus en plus de signes indiquent que telle pourrait être l'intention », a-t-il ajouté, faisant référence à d'éventuels développements du côté industriel. Quant à l'hypothèse d'un plan alternatif en cas de retrait d'un partenaire, M. Kornelius a souligné : « Le gouvernement fédéral œuvre à la poursuite du partenariat, et non à sa dissolution. C'est pourquoi nous ne spéculons pas sur des scénarios alternatifs ou de nouvelles hypothèses ». Le chancelier allemand, Friedrich Merz, a expliqué dans une interview au podcast « Machtwechsel » qu'il existe certaines divergences avec la France sur le projet commun d'avion de combat, notamment en ce qui concerne les besoins militaires. « Les Français veulent un avion de nouvelle génération capable de transporter des armes nucléaires et d'opérer à partir de porte-avions, des caractéristiques dont nous n'avons pas besoin », a expliqué le chancelier, soulignant qu'il ne s'agit pas d'un conflit politique mais de besoins militaires différents et que Berlin discute également de la question de savoir si, dans vingt ans, des chasseurs pilotés par des équipages seront encore nécessaires.