Ambassadeur d'Israël : « Pizzaballa refoulé pour des raisons de sécurité »

Turin, 30 mars (LaPresse) – « Nous estimons que sauver des vies constitue actuellement la priorité. Pendant le ramadan, les musulmans n’ont pas été autorisés à se rendre sur le Mont du Temple (nom hébreu de l’Esplanade des Mosquées, ndlr) et les juifs n’ont pas été autorisés à accéder au Mur occidental (nom donné au Mur des Lamentations, ndlr). Les mêmes restrictions s’appliquent aux trois religions, pour des raisons de sécurité ». C'est ce qu'affirme l'ambassadeur d'Israël en Italie, Jonathan Peled, dans une interview accordée au Corriere della Sera, au sujet de l'interdiction imposée par la police au cardinal Pierbattista Pizzaballa, patriarche de Jérusalem, d'entrer au Saint-Sépulcre. « Il y a eu de la colère dans le monde islamique parce que nous n'avons pas laissé les fidèles monter aux mosquées du Mont du Temple. Puis ils ont compris, car des missiles de nos ennemis sont tombés sur la Vieille Ville et ont également touché le Saint-Sépulcre », explique-t-il. Il y a quelques jours, des fragments de missile iranien se sont écrasés précisément dans cette zone, bien qu’aucune condamnation contre l’Iran n’ait été formulée ». Le cardinal Pizzaballa « n’est en aucun cas une personne dangereuse, mais une personne en danger. En effet, s’il avait été touché par un missile, nous aurions été tenus pour responsables. On nous aurait demandé pourquoi nous n’avions pas pris soin de lui », souligne-t-il. La convocation au ministère des Affaires étrangères « s’inscrit dans le cadre d’une procédure diplomatique, du dialogue ouvert et parfois critique que nous entretenons avec le gouvernement italien. Nous nous respectons et nous nous écoutons mutuellement, même si parfois nous ne sommes pas d’accord. Nous aurions préféré une réponse différente », ajoute-t-il. « Nous expliquerons la situation avec tact. Nous comprenons que le dimanche des Rameaux revêt une grande importance pour le monde chrétien catholique et nous le respectons. La dernière chose que nous souhaitons, c’est d’offenser qui que ce soit parmi les catholiques et le patriarche. Il s’agit d’un incident regrettable, lui a déclaré le président Isaac Herzog pour les raisons que j’ai exposées ».