Washington (États-Unis), le 9 juin (LaPresse) – L’administration Trump craint que les voyages internationaux, en lien avec le déroulement de la Coupe du monde de football aux États-Unis, puissent accélérer la propagation d’Ebola dans le pays. Pour cette raison, les États-Unis exercent des pressions sur l’Europe afin qu’elle modifie radicalement sa stratégie de prévention des infections. C’est ce que rapportent des sources citées par Axios, affirmant que les principaux collaborateurs du président Trump sont frustrés par les restrictions de voyage limitées adoptées par l’Europe et souhaiteraient que celle-ci abandonne le protocole de l’Organisation mondiale de la santé sur Ebola au profit des règles plus strictes imposées par Washington. À ce sujet, la semaine dernière, le département d’État a envoyé une demande exceptionnelle aux pays européens, les exhortant à adopter des restrictions de voyage en provenance d’Afrique centrale, région où est née l’épidémie. Selon Axios, le message implicite de cette position américaine est qu’une éventuelle épidémie d’Ebola aux États-Unis serait la faute de l’Europe. Selon les estimations du département d’État, la Coupe du monde attirera entre 5 et 7 millions de visiteurs internationaux aux États-Unis, y compris des joueurs, du personnel et des supporters provenant de la République démocratique du Congo, épicentre de l’épidémie d’Ebola. La sélection africaine a été autorisée à entrer aux États-Unis, mais seulement après avoir passé 21 jours en isolement obligatoire en Belgique, imposé par les États-Unis. L’arrivée de la délégation congolaise à Houston est prévue pour le 11 juin, en vue de la première participation de l’équipe à la Coupe du monde depuis plus d’un demi-siècle.

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