Cette stratégie a été élaborée en réponse à un appel lancé par les gouverneurs de la Banque pour permettre à l’institution d’ancrer son rôle dans la lutte contre les déficits d’infrastructures sanitaires en Afrique, mis en évidence par la pandémie de Covid-19 en cours, précise la BAD dans un communiqué.
La stratégie adoptée par le Conseil est axée sur trois catégories d’infrastructures de santé qui tiennent compte de l’avantage comparatif de la Banque africaine de développement, ce qui offre à celle-ci la flexibilité nécessaire pour répondre aux différents besoins des pays africains.
Elle s’appuiera sur les systèmes de santé nationaux et portera sur trois thèmes transversaux, à savoir l’amélioration de la connectivité à Internet et aux technologies de la communication afin de renforcer les systèmes d’information sur la santé et soutenir l’innovation, la promotion de la collaboration régionale et l’harmonisation des politiques et des réglementations en matière de santé, et un dialogue portant sur les politiques ainsi qu’une assistance technique.
«Nous devons donner espoir aux populations pauvres et vulnérables en faisant en sorte que chaque africaine et chaque africain, quel que soit son niveau de revenu, ait accès à des soins de santé de qualité, ainsi qu’à une assurance maladie et à une protection sociale», a déclaré le président du Groupe de la Banque africaine de développement, Akinwumi A. Adesina.
La stratégie est conforme à l’une des cinq priorités stratégiques du Groupe de la Banque africaine de développement, les « High 5 », à savoir «améliorer la qualité de vie des populations en Afrique». Elle répond également aux cibles de l’Objectif de développement durable 3 des Nations Unies relatif à la bonne santé et au bien-être, ainsi qu’à l’Agenda 2063 de l’Union africaine visant à transformer l’Afrique en puissance internationale. En outre, elle s’inscrit dans le cadre des mesures plus étendues prises par le Groupe de la BAD pour élargir l’accès aux soins de santé sur le continent.